10/02/2010

Ceux qui sont dans le Panorama

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Réponses à Yann Moix (4)

Celui qui a un nain de jardin dans la tête / Celle qui ne supporte plus les rangements silencieux de ses voisins Gantenbain / Ceux qui plient leurs vêtements par ordre de grandeur avant d’avoir un Rapport / Celui qui pratiquait le nudisme au Monte Verità vers 1925 et en déduit la performance sensationnelle de ses 105 ans / Celle qui a cessé de fumer le cigare à 87 ans / Ceux qui estiment qu’on ne peut être à la fois Tessinois et rappeur / Celui qui félicite le patron de l’Auberge de l’Ange pour la tenue de ses WC / Celle qui regarde les gens qui l’entourent dans la benne du téléphérique du Säntis (37 putains de francs suisses aller-retour) en se disant que ce serait tragique de se fracasser dans les rochers avec des gens si comme il faut / Ceux qui se demandent ce que mâchent les chèvres / Celui qui encourage les randonneurs à photographier sa ferme fleurie et son chien Luppi / Celle qui a sa chambre attitrée au Waldhaus de Sils-Maria même quand elle séjourne à Saint-Barth / Ceux qui fréquentent le séminaire de gestion mentale à la Pension du Commendatore Panzerotti / Celui qui s’endort pété à l’ecstasy dans son costume traditionnel du Toggenbourg / Celle qui préfère les joueurs de jass aux pécore du Canasta Club / Ceux qui prétendent que les culs des vaches suisses sont plus nets que ceux des moutons d’Ouessant / Celui qui lit et annote le Kierkegaard de Jean Wahl au bord de la rivière avant de s’apercevoir qu’une baïonnette y est immergée / Celle qui a rencontré l’homme de sa vie sur le quai de Gondenbad en 1973 et qui y revient après sa mort tragique en Vespa / Ceux qui n’ignorent rien de Paris Hilton dans leur alpage des hauts de Grindelwald / Celui qui parle volontiers de son adhésion à la théosophie aux clients du minigolf dont il est le gardien / Celle qui a offert gratos ses services de lingère émérite au tribun nationaliste Blocher / Ceux qui refusent de visiter la collection d’art Bührle au prétexte qu’un marchand d’armes ne peut être un collectionneur fiable / Celui qui revoit l’expo Munch de Bâle pour la septième fois / Celle qui tapine dans les musées d’art contemporain / Ceux qui estiment qu’un Giacometti ferait quand même bien sur leur pelouse de la Côte Dorée tout en hésitant sur le prix / Celui qui invoque les Puissances Supérieures en parcourant le Sentier Santé de Saint-Moritz / Celle dont le père et les deux oncles sont morts de silicose dans le tunnel dont on fête le centenaire / Ceux qui ne kiffent pas les diminutifs dont les Alémaniaques gratifient toute chose, du Blümli au Schatzeli et du Chäsli au Bettmümfeli, en passant par le Stocki du Vatti…

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10:41 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, culture, suisse

08/02/2010

La Suisse de Bouvier

Bouvier8.jpgRéponses à Yann Moix (3)

Un entretien en novembre 1995

Cette année-là, tandis que sévissait la guerre en ex-Yougoslavie, Nicolas Bouvier prononçait le discours inaugural d'un concours de cornemuses, dans un village montagnard de Haute Macédoine, rassemblant toutes les ethnies locales, Serbes compris, en dépit du climat politique exacerbé. Pour l'écrivain voyageur c'était une façon pacifique de manifester son soutien à ce qu'il considère comme essentiel de défendre également en Suisse: la culture plurielle. Non l’informe fourre-tout d'un melting-pot nivelant les particularismes, mais ce puzzle fabuleux de différences qui attachait Bouvier à l'ancienne Yougoslavie, où il a fait escale d'innombrables fois en quête de documents musicaux, et qui l'enflamme également quand il parle de notre pays.

- Qu'est-ce qui, lorsque vous vous trouvez de par le monde, vous manque de la Suisse ?

- Durant les quelques vingt années de vie active que j'ai passées loin de la Suisse, je n'ai jamais éprouvé le mal du pays. J'ai eu quelques fois l'ennui de ma maison, comme l'escargot pourrait s'ennuyer de sa coquille ; quelques fois je me suis dit que je manquais la saison des pivoines ou la saison des dahlias. Mais la seule chose de Suisse qui m'ait manqué, particulièrement dans les pays arides, et là je parle vraiment comme une vache estampillée Nestlé, c'est l'herbe. Au mois de juin, entre 8oo et 1400 mètres, l'herbe suisse est incomparable, avec quarante fleurs différentes au mètre carré. Une autre chose qui me frappe lorsque je reviens en Suisse, c'est l'extraordinaire variété du paysage sur de petites distances. Je reviens du Canada où vous faites des milliers de kilomètres sans remarquer d'autre changement que la transition des épineux aux bouleaux. En Suisse, passant de Vaud à Genève, on change non seulement de botanique mais de mentalité. Or je m'en félicite. Pour moi, la querelle entre Genevois et Vaudois relève de l'ethnologie amazonienne. Il est vrai qu'on ne fait pas plus différent, mais cette variété de paysages et de mentalités sur un si petit territoire m'enchante. Ce que je trouve également bien, en Suisse, c'est la concentration énorme de gens compétents, intéressants et intelligents. Il est totalement faux et presque criminel de dire que la Suisse est un désert culturel. La culture y est certes parfois rendue difficile au niveau de la diffusion, mais très riche du point de vue des créateurs. Si l'on ne prend que les exemples de Genève et Lausanne, je trouve que ces deux villes, complètement différentes du point de vue de la mentalité, sont aussi riches et intéressantes l'une que l'autre du point de vue culturel. Cela étant, et particulièrement dans le domaine touristique, la Suisse n'a plus du tout l'aura qu'elle avait avant la guerre de 14-18, quand elle faisait référence dans le monde entier. Pour ceux qui viennent nous voir, la dégradation du rapport qualité-prix s'est terriblement accentuée. Cela se sent de plus en plus fortement. Je sens même de l'hostilité, du mépris, à cause surtout de cette insupportable attitude suisse qui consiste à se faire les pédagogues de l'Europe. Comme si nous avions tout résolu. Or, on n'a rien résolu définitivement. Cela étant, La multiculture de la Suisse m'intéresse énormément. Je trouve qu'il est très bon de se trouver confronté au poids de la Suisse alémanique, à sa culture et à sa littérature, tout en déplorant évidemment cette espèce de chauvinisme qui pousse nos Confédérés à se replier dans le dialecte.

- Comment expliquez-vous l'accroissement de la distance entre nos diverses communautés ?
- Je pense que c'est venu des années de vaches grasses où, de part et d'autre, on était si riche, qu'on est devenu plus égoïste et plus indifférent. L'intérêt pour la langue française a beaucoup baissé en Suisse allemande après la Deuxième Guerre mondiale, et s'est tout à fait éteint chez les Suisses allemands actifs de la quarantaine, qui jugent qu'ils ont plus d'avantage à parler bien l'espagnol ou l'anglais que le français.

- Qu'est-ce qui, en Suisse, vous agace ou vous insupporte ?

- Ce qui m'irrite horriblement, ce sont les atermoiements du gouvernement. Les mécanismes de démocratie directe que je respecte infiniment, de l'initiative et du référendum, fonctionnaient beaucoup mieux il y a vingt ans qu'aujourd'hui, où ils sont devenus prétexte à freiner toute évolution. L'électorat m'irrite par sa tendance hyper-conservatrice. Et puis m'agace, je le répète, cette propension des Suisses à donner des leçons au monde. Mais plus encore je suis agacé par l'attentisme de l'exécutif.

- Votez-vous ?
- Toujours. Si je suis à l'étranger, je vote par correspondance. Les seuls cas où je m'abstiens, c'est lorsqu 'il s'agit de questions par trop techniques ou ambiguës, qui m'échappent. Sur le prix du lait, par exemple, je ne sais pas comment voter. Donc je m’abstiens. Le prix du lait se fera sans moi. Ceci dit je fais une césure totale entre mon activité d'écrivain et mon activité de citoyen. Quant aux gens qui ne vont pas voter et qui râlent ensuite, ce sont des andouilles.

- Y a-t-il, selon vous, une culture suisse spécifique ?

- Je crois surtout qu'il y a un fonds de culture civique commune, qui fait qu'un Tessinois ou qu'un Romand, un Grison ou un Alémanique ont quelque chose à partager qui échappe à un Français ou à un Allemand, mais qui est en train de disparaître. Dans le magnifique roman de Max Frisch qui s'intitule Je ne suis pas Stiller, il y a une histoire de jours de prison pour capote militaire mitée qu'aucun Français ni aucun Allemand ne peut comprendre, tandis que n'importe quel Suisse peut la saisir parfaitement. C'est pareil pour la perception de Monsieur Bonhomme et les incendiaires, que j'ai vue jouer admirablement aux Faux-Nez de Lausanne, et que les Français n'ont absolument pas su rendre. De fait, j’ai revu la même pièce jouée dans un théâtre parisien. Or tout le mélange d'éléments proprement suisses de trouble, de fermentation, de culpabilité et d'humour si intéressants dans la pièce, avaient disparu au profit d'un théorème sec. Cette culture commune est en train de s'étioler et je le regrette hautement. Je crois qu'il est important, à cet égard, de tout faire pour lutter contre la paresse et l'indifférence croissante qui tend à nous éloigner les uns des autres.

20:22 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : culture, politique, suisse

07/02/2010

Bienvenue à Gestapoland

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Réponses à Yann Moix (2)

Moi l’autre : - Donc la Suisse, à en croire Yann Moix, serait un Gestapoland…
Moi l’un : - Eh mais, là encore, on peut aller plus loin. L’an dernier, paix à son âme, Jacques Chessex a même prétendu que l’origine d’Auschwitz se trouvait à Payerne où eut lieu, c’est vrai, l’immonde assassinat d’un Juif…
Moi l’autre : - Un Juif pour l’exemple n’était-il pas un livre nécessaire ?
Moi l’un : - Je ne dis pas le contraire. Mais le marketing qui a entouré ce livre m’a semblé plus douteux. Par ailleurs, il a été largement lu et commenté, par un lectorat qui l’a globalementapprouvé, ce qui met du plomb dans l'aile du Gestapoland. En outre, on ne cesse depuis des années de parler de Chessex comme d’un grand écrivain, en France autant que dans notre pays, alors même que ces nuls de Suisses sont supposés détester les artistes.
Moi l’autre : - À ce propos, Yann Moix espère être arrêté comme Polanski…
Moi l’autre
: - Aucune chance, hélas, même s’il était délinquant sans papiers. Et puis, selon sa logique, il faudrait qu’il ait du talent, puisque c’est ça que nous détestons.
Moi l’un : - Passons. Mais puisque c’est de Gestapoland que nous parlons, et que Moix nous taxe également de dictature molle (un de nos romanciers, très estimables par ailleurs, nous a déjà fait le coup dans son Soft Goulag), je recommanderais à cet ignare absolu de notre histoire de mettre le nez dans les Entretiens avec Jean-François Bergier (Zoé, 2006), où l’ancien président de la Commission indépendante d’experts suisse et étrangers (dont l’historien Saul Friedlander…) qui ont établi le fameux rapport sur les relations de la Suisse avec l’Allemagne durant la Deuxième guerre mondiale, expose ses incroyables tribulations. Cela ne prendra pas à Moix plus d’une heure de lecture, et c’est intéressant pour tout le monde. On pourra s’en tenir aux pages 59 à 137. On y verra combien l’accusation de Moix, faisant de la Suisse un pays globalement soumis à Hitler, est mensongère. On y verra aussi combien les cas scandaleux de refoulements de réfugiés à nos frontières ont fait l’objet d’études sérieuses et houleuses. On y voit la terrible intrication des intérêts multiples (politiques et économiques, humanitaires ou militaires et diplomatiques), le souci d’établir les faits avec l’aval de la Confédération et l’obligation pour toutes les parties d’ouvrir les archives. On y voit des historiens et des juristes mis sous la pression de l’opinion publique et des médias. On y voit apparaître une accusation accablante, mais tronquée et citée hors contexte, qui a soulevé le débat le plus largement médiatisé : « Les autorités suisse ont contribué – intentionnellement ou non – à ce que le régime national-socialiste atteigne ses objectifs ». Mais dans quelles circonstances précises ? C’est ce dont Moix se fiche évidemment ! Et la population suisse a-t-elle aidé les nazis à « atteindre leurs objectifs ». Moix n’en a que faire, lui que la haine absolue fait aboutir à la même conclusion que ceux qui prônent la destruction d’Israël…
Moi l’autre : - Là tu y vas fort.
Moi l’un : - C’est vrai et j’ai tort. Comme ont tort ceux qui réagissent si vivement aux provocations de ce pamphlétaire de carton-pâte. On parle maintenant d’interdire son livre à venir ! Foutaise. Même comédie qu’avec celui de Chessex. Marketing de bas étage…
Moi l’autre : - Pissat de rat ! S’il savait seulement ce que les vrais écrivains ont écrit sur ce pays…
Moi l’un : - Tu te rappelles Dürrenmatt balançant ses quatre vérités devant les huiles du pouvoir, en présence de Vaclav Havel ? Comme quoi notre Suisse bien aimée était une prison sans grilles dont les habitants seraient les gardiens…
Moi l’autre : - Si je me le rappelle ! Et là ça a fait vraiment mal, au point qu’aucun des grands politiciens présents ne sont venus lui serrer la main à la sortie.
Moi l’un : Donc y en a point comme nous pour nous critiquer... Mais là on arrête, sous peine de devenir aussi cons que Moix...

06/02/2010

La Suisse n'existe pas

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Réponses à Yann Moix (1)

Moi l’autre : - Donc Yann Moix prétend que la Suisse est un pays inutile…
Moi l’un : - Je lui donne pleinement raison. De même que la poésie est inutile et que la musique est inutile et que le reflet des montagnes dans le lac est inutile, là-bas au bout de notre jardin suspendu. Mais Yann Moix ne va pas assez loin…
Moi l’autre : - Comment l’entends-du ?
Moi l’un : - Yann Moix, de toute évidence, ne sait pas de quoi il parle. S’il le savait, il ne perdrait pas une seconde à en parler, tant il est vrai que La Suisse n’existe pas. Le constat date de l’Exposition universelle de Séville de 1992, et le concept, devenu cher aux fonctionnaires de la culture helvétique, toujours en veine de marketing, avait été fixé par le fameux slogan du graphiste Ben, dont l’inexistence rayonne depuis lors. Mais l’idée, la conviction que la Suisse n’existe pas s’étaient bel et bien répandus, déjà, depuis quelque temps... Probablement depuis le temps où quelque chose d’assez inexistant, qui se veut une sorte de ministère de la culture, a commencé de croire qu’il existait.
Moi l’autre : - Yann Moix prétend, aussi bien, que la culture suisse n’existe pas. Selon lui, pas un génie littéraire ne serait apparu depuis Rousseau, que les Suisses ont pour ainsi dire annexé à son insu.
Moi l’un : - Yann Moix est excusable, car il ne sait rien. On pourrait évoquer Benjamin Constant, ou Cendrars, ou Ramuz, ou Walser, ou Frisch et Dürrenmatt, entre quelques autres pointures de dimension européenne (on citera Rougemont dans la foulée), rien que pour la littérature, mais à quoi bon ? La culture commence ou finit le préjugé grossier, et tout ce que dit Yann Moix relève de ce sous-produit. Un Henry Miller, un Céline, un Buzzati furent ramuziens à outrance, bien avant que Ramuz n’entre dans La Pléiade. Mais Ramuz n’existe pas pour qui ne l’a pas lu, et inversement. Donc Yann Moix n’existe pas…
Moi l’autre : - Cependant Roman Polanski existe.
Moi l’un : - Certes, puisqu’il a raffolé du Jean-Luc persécuté de Ramuz, comme il me l'a dit lui-même. C’était un soir au coin du feu, à Gstaad, le soir même où Ludmila lui a filél sa recette du vin chaud…
Moi l’autre : - Parce qu’il faut dire que Polanski adore la Suisse…
Moi l’un : - Ne nous égarons, mon cher, pas dans les platitudes à la Yann Moix…
Moi l’autre : - Mais que penser alors de la décision policière d’arrêter Polanski ?
Moi l’un : - Bah, tout a été dit à ce propos. Pour ma part, je l’ai trouvée judiciairement logique, mais humainement lamentable. Yann Moix s’en prend à « la Suisse » sans voir que « la Suisse » allait recevoir Polanski en toute bonne foi et lui rendre hommage, par l’entremise du chef de l’Office fédéral de la culture, Jean-Frédéric Jauslin , alors que « la Suisse » policière préparait un jeu de menottes aux ordres de la justice internationale. Or quand Yann Moix en appelle aujourd’hui à « la Suisse » afin qu'elle se lève comme une seule pour « libérer » Roman Polanski, il montre plus que son ignorance crasse des rouages de la démocratie : sa stupidité de démagogue simplificateur. De fait cette Suisse qu'il fantasme n'existe pas...
Moi l’autre : - Mais « pourquoi tant de haine », comme on dit chez les jeunes filles bien élevées ?
Moi l’un : - Pour vendre son prochain livre, coco.
Moi l’autre : - Et n’y a-t-il pas du vrai, malgré tout, dans ce qu'il dit sur la Suisse et les Juifs pendant la guerre, la Suisse et les Américains, la Suisse et la Libye, entre autres graves accusations ?
Moi l’un : - Il y a plus que du vrai mais cette vérité véritable, avec ses multiples aspects, lui échappe complètement. Sa haine est celle de l’ignorance imbécile. Podium, signé Yann Moix, en est la preuve. Podium est d’abord un livre inepte, ensuite un film inepte, qui situent le niveau mental de Yann Moix. Malgré le charmant Benoît Pelvoorde, on n’est pas chez les Belges et Yann Moix n’est pas Baudelaire. Je peux te dire, moi, que telle année, sous l’uniforme de commandant en chef de l’armée suisse, le général Guisan rédigea une note selon laquelle il fallait désormais considérer les Juifs comme des ennemis de l’intérieur. Cette note m’a sidéré et attristé. Par ailleurs, des Juifs ont été refoulés à nos frontières: on le sait. Mais la Suisse fut aussi un refuge salvateur pour beaucoup de Juifs. La politique générale de Guisan ne fut pas d’un sous-ordre d’Hitler, contrairement à ce que prétend Yann Moix. Cela étant, cette période a suscité une révision critique approfondie, qui a produit ce qu’on appelle le Rapport Bergier. Ledit rapport sur la Suisse pendant la seconde guerre mondiale est disponible dans une version simplifiée « pour les écoles », mais je me demande si elle est accessible à un Yann Moix…
Moi l’autre : - Autre chose ?
Moi l’un : - Non, cela ira pour ce soir. Mais peut-être demain. Si tu me lances sur la Suisse…

16:23 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : politique, culture