21/06/2011

Au Festival des désespérés

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Ce mardi 21 juin s’ouvre, à Turin, un festival pas comme les autres, autour de Guido Ceronetti. Le grand écrivain fera ses adieux à la scène avec son Finale di teatro. Alors que paraît un nouveau recueil d’essais, Ti saluto mio secolo crudele, chez Einaudi. Le journal littéraire Le Passe-Muraille consacre l’ouverture de sa dernière livraison de juin 2011, No 86, au génial auteur italien.

Animé par le fameux Teatro dei Sensibili, fondé par Guido Ceronetti et sa femme en 1970 et connu dans toute l’Italie, le Festival des  désespérés qui se tiendra du 21 au 25 juin à Turin, sous la direction de Marina Ferla et d’Eleni Molos, se déploiera sous diverses formes, du cinéma au théâtre de rue en passant par la performance théâtrale.

Ainsi que le précise le Maestro lui-même, ce festival ne vise pas à illustrer une forme abstraite de désespérance mais désigne plus précisément l’absence constatée de toute espérance liée au caractère insupportable de la condition humaine, à l’invivable solitude et à toutes les formes de désillusion dont la poésie tire parfois son meilleur miel.

Dans cette perspective, les organisateurs du festival ont rassemblé des films remarquables par leur apport à la Bouche de Vérité du désespoir, à l’exclusion de toute consolation factice et de tout happy end artificiellement suave.

Les films choisis seront projetés au Cinema Massimo.  L’on y reverra notamment L’Ange exterminateur de Luis Bunuel, Le Cri de Michelangelo Antonioni, Boulevard du crépuscule de Billy Wilder et Mörder de Fritz Lang.

La rétrospective sera inaugirée le 21 juin à 20h.30, au cinéma Massimo, en présence de Guido Ceronetti, avec la projection de Dies Irae de Carl Teodor Dreyer.

Le 23 juin, au Teatro Gobetti de Turin, Guido Ceronetti présentera à son public une soirée « destinée à ne pas se répéter », sous le titre de Finale di Teatro, faisant écho à la fin de partie de Beckett . Produit par la Fondation du Teatro dei Sensibili et par le Festival des Collines torinaises, le spectacle constituera l’adieu du Maestro à la scène.

Le 25 juin se tiendra en outre, au cinéma Massimo, à 16h., une rencontre avec l’architecte Mario Botta sur le thème de l’Architecture et les espaces de désespérance.

Le festival des désespérés investira  en outre les rues de Turin avec une série de spectacles sur la Piazza Carignano et ses rues voisines, par divers groupes et artistes de rues.

Autres informations :

www.teatrostabiletorino.it; www.museonazionaledelcinema.it;

www.festivaldellecolline.it.

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