23/05/2009

Notes vagabondes (2)

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De la profusion.- C'est la seule ville au monde où le tout afflué de partout participe en fusion à la totalité du tintamarre et du tournis de saveurs et d'images kaléidoscopiques, tout s'y fond du présent et de tous les passés, tout se compénetre et rejaillit se tisse et se métisse dans unflux de pareil au meme  - et ce matin meme au Trastevere désert tout retentissait encore dans le silence polyphonique de la tornade de la nuit traversée... 

Du pasticcio.- Tout est mélange extreme dans la catholicité paienne que figure l'èléphant de la Minerva portant l'obélisque et la croix sur quoi ne manque que le logo de McDo, et c'est le génie des lieux et des gens qui déteint sur tous qui fait que chacun se la  joue Fellini Roma, ce matin au Panthéon où  l'on voyais deux sans-emplois déguisés en légionnaires romains s'appeler d'un bout à l'autre de la place au moyen de leurs cellulaires SONY, et défilaient les écoliers et les retraités de partout, se croisaient les lycéens et les pèlerins de partout sous le dome cyclopèen, et le vieux mendiant au petit chien et l'abbé sapé de noir à baskettes violettes, et sept soudaines scootéristes surgies sur le parvis du temple des marchands - tout ce trop se melait, ce trop de tout, ce trop de vie de notre chère Italie...   

De la paresse. - Promis-juré nous ne ferons rien aujourd'hui,  ni ruines, ni monuments, ni sanctuaires, ni monastères - nous ne nous laisserons entrainer dans aucun courant et moins encore dans aucun contre-courant, nous nous laisserons vivre, depuis une vie partagée nos paresses s'accordent à merveille et c'est cela, peut-etre, que je préfère chez toi et que chez moi tu apprécies de concert, c'est cette facon de se laisser surprendre, ainsi ne ferons-nous rien aujourd'hui que de nous laisser surprendre à voir tout Rome et boire tout Rome et nous en imprégner du matin au soir...  

12:22 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

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