23/05/2009

Notes vagabondes (1)

Coquelicots.jpg

De l'angoisse levée. - C'est toujours un stress d'enfer que le dernier travail d'avant le départ, surtout le départ de nuit qui fait penser aux départs sans retour, mais le seul drame ce soir sera de ne pas retrouver son passeport jusqu'à moins une et de s'arracher à son toit et au névé de narcisses embaumant la vanille - or la route appelle et le quai là-bas et le train de nuit et les tunnels en enfilade vers le Sud qui trouent le Temps pour nous rendre les lieux... 

Des collines et des coquelicots.- Se relevant d'une nuit de tagadam tantot trépidant et tantot en sourdine nos paupières tot l'aube nous révèlent ce matin ces verts tendres des collines de Toscane aux cretes à fines flammes de cyprès et de clochers,et le long des voies se voient ces ilots de coquelicots et jusque dans l'entrelacs des voies de Roma Termini, et jusque sur les murs de notre chambre jouxtant le Campo dei Fiori en candide aquarelle...

Des fontaines et des filles en fleur. - Il n'y a qu'à Rome qu'une fontaine n'est faite  que pour les chiens, et c'est à Rome aussi que s'élèvera la fontaine de mémoire de Pier Paolo Pasolini, faite juste pour se laver les mains en passant ou se rafraichir, juste pour boire en passant de l'eau fraiche ou se refaire une beauté - il n'ya qu'à Rome que le soir, au Campo dei Fiori, les gars et les filles dégagent la meme sensualité qui est celle, en mai, de notre bonne et belle  vie...  

12:18 Publié dans Lettres | Lien permanent | Commentaires (0)

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