28/03/2009

Question de solidarité

Melgar22.jpgUn témoignage d'Alfred Berchtold sur la Suisse et la question des réfugiés en 1942. Et le témoignage de reconnaissance de Fernand Melgar.


D'aucuns se sont étonnés que je puisse, sur ce blog essentiellement littéraire, faire écho à une lettre-pétition lancée par le groupe de cinéastes lausannois Climage, autour de Fernand Melgar, en faveur du requérant d'asile irakien Fahad K., menacé de renvoi dans son pays où sa vie resterait en danger. Bien entendu, une telle initiative ne pouvait être le fait que d'un gauchiste niaiseux et traître à la patrie, comme l'ont insinué divers commentateurs courageusement anonymes de ce blog, qui se sont bientôt érigés en tribunal populaire jugeant que Fahad K. ne méritait pas notre accueil, pas plus que Melgar le natif d'Espagne barbaresque qui salit notre nid...

J'en profite alors, moi qui ne dois pas avoir signé trois pétitions de ma vie et ne suis pas plus de gauche que de droite, ou plus exactement: qui suis autant de gauche que de droite selon la cause à défendre, de préciser qu'une culture non ancrée dans certaines valeurs fondamentales, et qu'une littérature qui se voudrait au-dessus de toute mêlée, me semblent une culture et une littérature mortes.

J'en profite également pour citer, ici, une page du livre d'entretiens que j'ai eu l'honneur et le mémorable bonheur de réaliser en 1997 avec Alfred Berchtold, historien et homme libre - le Suisse selon mon coeur, démocrate et généreux. Sous le titre de La passion de transmettre, l'ouvrage a paru à La Bibliothèque des arts.

Berchtold.jpgVoici ce que me disait donc Alfred Berchtold ce jour-là: "Un événement exceptionnel, le 30 août 1942, s'est gravé dans ma mémoire: la réunion, au Hallenstadion d'Oerlikon, de huit mille jeunes appartenant au mouvement de la Junge Kirche, conviés au face à face, à propos de la politique des réfugiés, du conseiller fédéral von Steiger et du pasteur Walter Lüthi, de Bâle, barthien et antinazi engagé. Le matin fut réservé au sermon du pasteur. Je cite ses paroles de mémoire, telles qu'elles retentissent encoore en moi, sans avoir vérifié le libellé exact du discours dans les archives de l'époque: "Monsieur le conseiller fédéral, vous avez mis la Suisse en état de péché; seule la grâce du Christ peut nous sauver. Ne vous excusez pas: rien de ce que vous pouvez dire n'est convaincant; vous n'êtes d'ailleurs pas le seul coupabe: vos collègues du Conseil fédéral le sont autant que vous!" Et l'après-midi, le chef du Département de justice et police répondit. "Quand la barque est pleine, il arrive qu'on soit obligé de..." Alors André Berchtold de conclure: "Combien de fois, depuis lors, a-t-on cité la formule :"Das Boot ist voll !", la barque est pleine.

Est-il besoin de rappeler que cet argument est à l'origine du refoulement de milliers de Juifs à nos frontières et d'une mentalité de repli, d'égoïsme et d'exclusion qui survit dans notre pays, même si, et c'est le premier mérite du film de Melgar, la situation actuelle est moins dramatique et plus complexe qu'en 1942.  

Or voici la lettre que nous envoie, ce matin, l'auteur de La Forteresse:

Chers signataires,

Jeudi matin, le proche collaborateur de Madame Widmer Schlumpf ne pouvait que le constater: “La boîte personnelle de courriels de la Conseillère fédérale est remplie de milliers de pétitions signées!” En effet, la pétition en faveur du jeune requérant irakien Fahad Khammas, lancée en ligne le mercredi 25 mars, a remporté un véritable succès auprès de l’opinion publique, toutes tendances politiques et de tous milieux sociaux confondus.

Deux jours plus tard, plus de 3’500 pétitions en provenance des quatre régions linguistiques de la Suisse et même hors de nos frontières ont été envoyées à la Conseillère fédérale Evelyne Widmer Schlumpf et au Directeur de l’Office fédéral des migrations, Eduard Gnesa. Plusieurs groupes de soutien ont été créés sur Facebook. Et le décompte est loin d’être fini car on reçoit environ 50 nouvelles signatures par heure!

De nombreux signataires ont accompagné la pétition d’un message personnel. Giusep Nay, ancien Président du Tribunal fédéral a notamment écrit : “Faire la preuve de nos hautes exigences en matière de droits humains serait, en particulier par les temps qui courent, fort utile à la réputation de la Suisse et susciterait de la compréhension pour les positions que nous défendons actuellement. Je suis confiant en une décision responsable et vous assure de mon plein soutien pour la défense des droits humains et des droits fondamentaux.”

D’ores et déjà, la plus grande victoire de cette pétition est de mettre en lumière le profond attachement de notre pays aux valeurs de solidarité et des droits humains. Timothée, 13 ans, écrit : “J'ai visualisé le film La Forteresse avec l'école de Payerne, je suis en 8ème et j'ai été très touché... à un tel point que je vous envoie cette pétition, je sais pas combien vous en avez déjà reçu et vous allez encore recevoir, mais faites quelque chose...”

En vous remerciant sincèrement pour Fahad Khammas,

Fernand Melgar

08:28 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (17) | Tags : suisse, politique, asile

Commentaires

A vous lire, doit-on vraiment comprendre que la Suède, pays qui est le membre de l'Union européenne le plus "généreux" envers les réfugiés irakiens, est le successeur du régime nazi ?

Ne pourriez-vous pas être plus clair et explicitement dire que la campagne politique qui a échoué devant le peuple (http://www.admin.ch/ch/f/pore/va/20050605/det517.html) est rejouée aujourd'hui, parce l'issue vous déplaît.

Écrit par : Soe | 28/03/2009

PS: sur le site de la pétition, on ne trouve pas trace des plus de 3 500 signatures... Il y en aurait "13" actuellement ?

http://www.petitiononline.com/fahad81/petition.html

lien donné ici:
http://cscps-10.blogspot.com/2009/03/petition-pour-fahad-khammas.html

;o)

Écrit par : Soe | 28/03/2009

Remercions tout de même JLK d'avoir fait un léger effort de réflexion. Mais il ne répond pas aux questions posées :
- pourquoi Fahad K et pas les autres ? parce qu'il a plu à Melgar ? Des lois applicables selon le degré de copinerie ? la Star Ac de l'accueil ? Et Schengen, et Dublin ? M. JLK ne sait pas ce que c'est ?
- Comme le dit Soe, la Suède ne serait pas compétente juridiquement ? Il n'y a à ma connaissance - ET JE PESE MES MOTS - aucun pays au monde plus généreux que la Suède.
- Enfin, si un pays devait accueillir le citoyen Fahad K, c'est les USA. Je me permets de ne pas expliquer pourquoi.

Bon w-e, JLK. Essayez de comprendre qu'il ne suffit plus aujourd'hui de traiter les autres de fascistes...
Ceci grâce aux blogs et à ceux qui respectent la règle de base : publier les avis contraires. Ce que vous faites et qui est tout à votre honneur.

Écrit par : Géo | 28/03/2009

""Monsieur le conseiller fédéral, vous avez mis la Suisse en état de péché; seule la grâce du Christ peut nous sauver. Ne vous excusez pas: rien de ce que vous pouvez dire n'est convaincant; vous n'êtes d'ailleurs pas le seul coupabe: vos collègues du Conseil fédéral le sont autant que vous!"

Entre 1939 et 1945, le gouvernement n'avait qu'un seul et unique devoir : épargner au pays la guerre, ses destructions, ses morts, ses infirmes, ses veuves et ses orphelins...

Cette mission a été remplie brillamment et elle a été couronnée d'un succès total. Laissons donc les pasteurs parteuriser, si tel est le salaire du péché, on devrait pécher beaucoup plus souvent...

Écrit par : Scipion | 28/03/2009

"Laissons donc les pasteurs parteuriser, si tel est le salaire du péché, on devrait pécher beaucoup plus souvent..."
S'il y a bien qqch que chacun d'entre nous a pu vérifier, c'est que l'enfer est pavé de bonnes intentions, à tout le moins si les enfers - terrestre et l'autre ? - correspondent...

Écrit par : Géo | 28/03/2009

Mais je suis content que JLK aborde les fondements de son attitude. Le christianisme. Il s'agira un jour d'être un tout petit peu honnête et de faire le bilan de cette religion. Puis de faire le bilan de toutes les religions. Si je veux faire en dessous de la ceinture, je dirais à JLK que le christianisme, ce n'est pas seulement l'amour du prochain, c'est aussi la question que les medias désignent par la question du préservatif, mais qui est en réalité celle du rapport de l'être humain avec son côté animal, la sexualité. Les cathos, qui sont les seuls vrais chrétiens, bien sûr, connaissent 4 ordres : minéral, végétal, animal et humain. Notre civilisation actuelle en reconnait 3, nous incluant dans l'animal. Nous sommes des Primates supérieurs, à l'exception de certains d'entre nous, qui leur sont très inférieurs. Je ne nommerais personne mais bon. Les Primates supérieurs ou non, cela ne baise pas seulement pour procréer. D'ailleurs, cela ne marcherait pas si tel était le cas. Pas de procréation sans gaspillage de coups...
Voilà le premier élément complétement à côté de la plaque qui me vient à l'esprit quand on évoque le christianisme. Mais le suivant n'est pas moins important. Non, tous les hommes ne sont pas pareils et ils n'ont pas tous la même culture. Chez les Africains, qui sont 100% animistes n'en déplaise à cmj, les enfants appartiennent jusqu'à 3 ans aux Ancêtres, intermédiaires avec leurs Dieux. Si un enfant meurt, c'est qu'il été rappelé par eux.
On pourrait allonger cette liste ad nauseam...
Certains ont pu penser que j'avais un blocage face à l'islam. Ce n'est pas le cas. Simplement, il me semble que cette religion est dans une phase impérialiste paroxystique, comme la secte chrétienne du temps de l'Inquisition. Et surtout, on attend désespèrement un signe ou une manifestation, une prise de position des musulmans dits modèrés démentant les visées expansionnistes des islamistes, par exemple la reconquête de l'Espagne, qui fût une terre d'islam et qui donc, devrait l'être à jamais (faudra qu'ils se battent contre les Basques, qui revendiquent un pays de Bordeaux à Iruña (Pamplona)...).

Une chose est sûre et certaine pour moi : moins les religions ont d'influence, mieux je me porte. Et je ne dois pas être le seul...

Écrit par : Géo | 28/03/2009

Merci de noter, pour mettre tout le monde à l'aise, que je ne répondrai plus jamais ici à aucun commentaire non signé.

Écrit par : JLK | 28/03/2009

"que je ne répondrai plus jamais ici à aucun commentaire non signé."

Tiens, vous adoptez la politique d'asile de la Suisse ? une non-entrée en matière si la personne ne dépose pas ses pièces d'identité ? ;o)

Vous savez, internet à une mémoire et tout le monde n'a pas forcément envie d'être "marqué" d'un commentaire emprunt de la fougue de la jeunesse 5 ou 10 ans plus tard. L'anonymat 'relatif' n'enlève toutefois rien au fond du commentaire.

Écrit par : Soe | 28/03/2009

"Si je veux faire en dessous de la ceinture, je dirais à JLK que le christianisme, ce n'est pas seulement l'amour du prochain, c'est aussi la question que les medias désignent par la question du préservatif..."

Si vous vous en tenez à cela, vous restez complètement à côté du sujet. Le christianisme, c'est le mont Saint-Michel, la chapelle Sixtine, la Pietà, le Te Deum de Charpentier, tout Fra Angelico, "Le Dialogue des Carmélites", et c'est aussi la clef de voûte d'une organisation traditionnelle de la société*, qui a été détruite et remplacée par rien du tout, ce qui est particulièrement flagrant de nos jours, et qui menace de l'être de plus en plus...

* Oratores, bellatores, laboratores, un modèle dont Marx et Engels eux-mêmes ont souligné l'harmonie :

« Là où elle est arrivée au pouvoir, la bourgeoisie a détruit tous les rapports féodaux, patriarcaux, idylliques. Elle a impitoyablement déchiré la variété bariolée des liens féodaux qui unissaient l’homme à ses supérieurs naturels et n’a laissé subsister d’autre lien entre l’homme et l’homme que l’intérêt tout nu, le dur « paiement comptant ».

« Elle a noyé dans les eaux glacées du calcul égoïste les frissons sacrés de l’exaltation religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la mélancolie sentimentale des petits-bourgeois. Elle a dissous la dignité personnelle dans la valeur d’échange et substitué aux innombrables libertés reconnues par lettres patentes et chèrement acquises la seule liberté sans scrupule du commerce. En un mot, elle a substitué à l’exploitation que voilaient les illusions religieuses et politiques l’exploitation ouverte, cynique, directe et toute crue. »

Écrit par : Scipion | 28/03/2009

"...je ne répondrai plus jamais ici à aucun commentaire non signé."

Ah, vous non plus, vous ne croyez pas au vertu du dialogue, tarte à la crème, parmi d'autres, d'une époque décadente ?

Et bien, nous sommes au moins deux.

Écrit par : Scipion | 28/03/2009

Je précise que je n'ai rien contre les pseudos, mais que, m'exprimant à visage découvert, je ne vois pas pourquoi je répondrais à des fantômes ou à des concombres masqué - exception faite du personnage de Mandryka. Contrairement à Scipion (nom vaudois bien établi, donc je lui réponds je crois pour ma part à la vertu du dialogue. Et à géo, en toute mauvaise foi, je dirai que, du signe des Gémeaux, je lui répondrai quand ça chantera à Castor, ou à Pollux. Pour l'instant, je lui recommande la lecture de La violence monothéiste de Jean Soler (éditions Bernard de Fallois) qui amènera de l'eau à son moulin... lequel n'est pas le mien, mais...

Écrit par : JLK | 30/03/2009

Scipion@ "Si vous vous en tenez à cela, vous restez complètement à côté du sujet. Le christianisme, c'est le mont Saint-Michel, la chapelle Sixtine..."
L'église a certainement joué un rôle civilisateur dans notre histoire. Avec passablement d'effets secondaires durs à digérer, toutefois. Dans ce débat, ce qui me dérange, c'est que certains voudraient qu'on ne peut être civilisé sans croire en Dieu. Et c'est vrai que le spectacle actuel du monde occidental qui plonge dans le matérialisme et ses effets les répugnants est le meilleur agent de propagande pour la religion qui monte, l'islam. Va t-on ou doit-on absolument et nécessairement retomber dans un futur plus ou moins proche dans un régime hyper-autoritaire parce que les gens ne croient plus en Dieu aujourd'hui ?

Écrit par : Géo | 30/03/2009

"Dans ce débat, ce qui me dérange, c'est que certains voudraient qu'on ne peut être civilisé sans croire en Dieu."

C'est-à-dire que je crois qu'une société ne peut pas fonctionner sans cadre. J'imagine que les Lumières, ces tragiques imbéciles, le pensaient aussi, et qu'ils étaient persuadés que le cadre serait fourni par la Raison. C'est de là que vient tout le mal !

Leurs héritiers directs s'en sont eux-mêmes rendus compte, alors ils ont décidé de diviniser la Raison. Ce qui revenait à ajouter une ânerie à une ânerie, parce qu'une croyance ne peut pas être le produit d'une démarche intellectuelle.

Alors, il y a eu, progressivement, de moins en moins de cadre et les brassages de populations ont fait le reste, en détruisant les solidarités naturelles. Il n’y a, pour ainsi dire, plus de société. Chacun place les limites où bon lui semble et plus personne ne fait respecter les règles en quelque domaine que ce soit.

C’est peut-être cela aussi, la décadence.

Écrit par : Scipion | 31/03/2009

Pourquoi, cela aussi ? Que serait-ce d'autre ?
Cela dit, cela m'ennuie de penser que vous avez probablement raison. On n'est pas sorti et on ne sortira jamais du bon vieux " Oderint, dum metuant"...

Écrit par : Géo | 31/03/2009

"Que serait-ce d'autre ?"

Quand la communauté à laquelle on appartient (clan, cité, tribu, région, pays, continent, religion, race...) cesse de se croire supérieure aux autres.

"On n'est pas sorti et on ne sortira jamais du bon vieux " Oderint, dum metuant"...

On n'en finit pas de découvrir que l'Antiquité avait tout dit, tout analysé, tout compris. L'erreur, c'est de croire que l'homme et le monde ont changé et qu'il faut leur adapter des réalités qui sont éternelles...

Écrit par : Scipion | 31/03/2009

Scipion@ Pas vraiment d'accord. Il y a une question de masse critique dans les sociétés. La démocratie suisse n'est pas à l'échelle de l'Europe. Il y a une véritable distortion d'échelle. Et encore plus pour imaginer que tous les individus de tous les peuples du monde ont les mêmes droits et devoirs et surtout, que leur vie a le même prix partout. Il est donc normal d'adapter certains critères, à moins d'en revenir à des échanges minimes. Ce qui est peu réaliste.
Valeurs : les parents du petit malheureux qui est venu tousser sous mes fenêtres dans le vent mauvais de l'hiver en pleine nuit, vêtu d'un reste sale de T-shirt et d'une culotte courte, pieds nus, ces parents l'ont jeté chez un pseudo-marabout parce qu'ils en avaient déjà beaucoup trop de comme lui chez eux. A en croire le conte du Petit Poucet, ce n'est pas une question de race...
C'est pour cela que 600 personnes n'ont pas eu peur de traverser dans des conditions inacceptables entre la Libye, évidemment complice des malfrats-passeurs, et Lampedusa et sont maintenant mortes aujourd'hui.
Il serait vraiment temps que la gauche se réveille et cesse d'adopter une attitude paternaliste sur les immigrants sauvages. Cette attitude les rend clairement complice de ce scandale.
A part cela, ne me prenez pas pour plus cynique que je ne le suis, mais je ne peux m'empêcher de penser que ces 600 personnes ont dépensé entre 1000 et 5000 Euros, peut-être plus, pour ce dernier voyage. Pour pas mal d'entre eux, il y a une mère qui a travaillé des années et des années pour trouver cette somme, qui manquera cruellement à la famille. Et à l'échelle de l'Afrique, ces 600'000 à 3 millions auraient eu beaucoup d'effets dans le micro-crédit...

Plutôt que se mobiliser contre ce nouvel esclavagisme - bien visible dans les serres d'Andalousie -, les gens de gauche se battent pour que les sans-papiers en obtiennent, créant ainsi de nouveaux appels d'air, générant toujours plus de désastres...
Réveillez-vous, les gauchistes. Vous allez finir à la cour Pénale Internationale pour complicité de meurtres...

Écrit par : Géo | 31/03/2009

"Pas vraiment d'accord. Il y a une question de masse critique dans les sociétés. La démocratie suisse n'est pas à l'échelle de l'Europe. Il y a une véritable distortion d'échelle."

Je n'ai pas bien compris avec quoi vous n'êtes pas vraiment d'accord. La démocratie suisse n'est à l'échelle de rien du tout, sinon de la Suisse, pusiqu'elle est le produit de son histoire et de son identité. La démocratie suisse ne vaut donc que pour la Suisse, parce qu'elle est conforme au génie national et, de ce fait, non transposable.

Et quand je parle de réalités éternelles, je me réfère à la nature humaine telle que l'ont décrite les philosophes, écrivains et hommes politiques de l'Antiquité qui ont reconnu, et admis, toutes les passions humaines, à la différence de nos "théoriciens" qui pensent pouvoir les brider au moyen de la raison.

Écrit par : Scipion | 31/03/2009

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