28/12/2008

Les enfants de Gaza

Ramallah336.jpg 

Lettres par-dessus les murs (65)


Ramallah, ce samedi 27 décembre.

Caro,
Je travaille sur mon site, il paraît que c'est utile, d'avoir une carte de visite en ligne, alors j'aligne tranquillement les images et les mots, et puis la voix de ma douce, qui me dit qu'il y a 150 morts à Gaza. Elle dit ça comme elle aurait dit qu'il allait pleuvoir, ou que la voisine est passée ce matin, de l'air le plus détaché du monde. Ou plutôt, je l'entends ainsi. Ou plutôt, j'aimerais l'entendre ainsi. Surtout ne pas laisser aux mots le temps de diffuser leur sens, ne pas les laisser charrier leurs images de corps et de gravats, les images stéréotypées de la télévision, mais elles passent quand même, il faudrait refaire barrage maintenant mais c'est déjà trop tard, apparaissent collées à elles les images plus personnelles que j'ai de Gaza, la ville, le port, les amis, et l'inquiétude de ne savoir si ces images sont encore valides, quelle est l'ampleur du décalage, à quoi ressemblent maintenant la ville, le port, les amis, où est-ce que les bombes ont frappé, est-ce que les bombes ont détruit ces images-là ? Sami est sain et sauf, il rejoindra sa famille dans le nord, s'il le peut. Un ami photographe coincé à Erez nous dit qu'il n'a jamais vu le ciel aussi noir, de l'autre côté du mur. Il aimerait aller plus avant, se glisser sous le noir du ciel, faire son travail, témoigner - mais le terminal d'Erez est fermé, normal : c'est shabat. Je ne me demande plus pourquoi les employés du terminal ne travaillent pas le samedi, tandis que les pilotes des F16 semblent besogner à bras raccourcis, eux... je suis souvent étonné de voir comment la religion, tellement rigide lorsqu'il s'agit de combattre l'hérétique, de défendre ses intérêts et ses territoires, comment cette religion se plie avec grâce aux petites exigences de la guerre. Les lanceurs de roquettes n'ont pas chômé non plus, hier vendredi, et sont-ils allés à la mosquée, avant ? Les courageux combattants ont tué deux petites Palestiniennes, mauvais réglage du tir, on ajuste et on recommence, allez. Il y a bien longtemps que les dommages "collatéraux" n'intéressent que les associations des droits de l'homme.

J'étais au Bangladesh quand la guerre en Irak a éclaté. C'était un jeudi, je m'en souviens parce que j'étais censé animer une soirée musicale à l'Alliance Française, le jeudi c'était fête, on servait de l'alcool au café, on dansait... ce jeudi-là je n'avais pas vraiment envie de danser ni de faire danser, mais à l'Ambassade on trouvait qu'une guerre n'empêcherait personne de boire un verre, alors je me suis retrouvé devant mes manettes de disc-jockey, la guerre dans l'âme, et j'ai commencé avec Rock around the bunker, de Gainsbourg,
il tombe des bombes ça boume surboum sublime
des plombes qu'ça tombe un monde immonde s'abîme…
Ils avaient raison, à l'Ambassade : la guerre n'a pas empêché les gens de danser, et ils avaient deux fois raison : il ne fallait pas se priver de ce moment, malgré cette guerre, là-bas, et malgré les enfants qui dormaient dans la rue, un peu plus près, et malgré tous les autres malheurs du monde, parce qu'on n'en finirait pas : si tu ne peux rien faire contre, fais autre chose, mais fais – c'est aussi ce que je retiens des dernières lignes de Personne Déplacée. Je vais donc continuer à travailler sur mon petit site, cette lettre envoyée... Mais ce soir nous irons manger chez Benoît et Rawan, au lieu de sortir comme prévu, parce qu'en ville tout sera fermé.

Le salut et nos meilleurs voeux (sans ironie aucune),
Pascal


Haddad4.jpg
A La Désirade, ce 27 décembre, soir.



Cher Pascal,

Ma mère aurait eu 92 ans aujourd’hui et, sept ans après avoir été terrassée par une attaque cérébrale, la lecture de ta lettre l’aurait confortée dans sa conviction que le monde des hommes devient de moins en moins fréquentable et qu’il vaut mieux, en conséquence, se limiter à la contemplation de la nature…

Pour ma part, je me contenterai de te recopier ceci dans un livre que je suis en train de lire et d’annoter, intitulé La violence monothéiste et signé Jean Soler.

« Aussi longtemps que l’Etat d’Israël n’acceptera pas de rentrer dans le rang de la communauté des nations, et préférera s’enfermer dans un ghetto entouré de murs, conformément à l’idéologie biblique qui exigeait la séparation d’avec les goyim et l’auto-ségrégation fondatrice de l’identité du peuple, aussi longtemps que les Israéliens refuseront de considérer les Palestiniens comme leurs égaux, une vie arabe valant une vie juive, et laisseront un grand rabbin, Ovadia Yossef, les traiter de « serpents », en ajoutant : « Dieu a regretté d’avoir créé les Arabes », ou un quotidien populaire, le Maariv, donner la parole à un autre rabbin qualifié de «savant » (...) pour qu'il dise : « Les Arabes sont plus proches de l’animal que de l’humain » - ce qui est d’autant moins admissible que 20% des citoyens israéliens sont arabes, l’avenir de l’Etat juif ne sera pas assuré. Tout le reste n’est que propagande ».

Pour faire bon poids, Jean Soler rappelle ce que furent, dans l’Histoire, les massacres imputables au Dieu unique sous ses trois «visages», de l’extermination des Cananéens, entre autres, perpétrée au nom de Yahvé, à l’extermination des Chrétiens lors de la première croisade musulmane, jusqu’à l’extermination des hérétiques, des Indiens et autres « animaux », cautionnée par l’Eglise très chrétienne au nom du Dieu unique…

Jean Soler ne minimise les responsabilités d’aucune des trois parties continuant, aujourd’hui de s'entretuer, de Bush à Ben Laden ou aux faucons israéliens, mais puisque nous parlons des enfants de Gaza, je te citerai encore ce « rêve » qu’il formule, de voir un jour se lever un Juif d’envergure qui tiendrait ce discours à ses coréligionaires d’Israël et du monde entier :

« Amis Juifs, il y a un temps pour planter et un temps pour arracher le plant» dit l’Ecclésiaste. Le temps est venu pour nous d’arracher nos illusions pour faire preuve de lucidité.

« Nous devons renoncer solennellement et pour toujours aux fables d’un peuple élu, d’une Terre promise, d’un Livre sacré. D’un Dieu unique. Non seulement l’histoire a montré depuis trois mille ans que ces fables ne sont que du « vent », pour parler comme l’Ecclésiaste, mais d’autres peuples se les sont appropriées et les ont retournées contre nous. Des goyim ont prétendu qu’ils appartenaient à un peuple élu, qu’ils avaient reçu de Dieu une mission, ou qu’ils détenaient un livre révélé – comme le Coran que les Islamistes utilisent pour nous tuer. Parce que nous utilisons notre Livre, disent-ils, pour tuer des musulmans.

« Puisque c’est par nous que tout a commencé, c’est par nous que tout peut finir. Si nous affirmons d’une seule voix, comme un seul homme, qu’il ny a pas de Dieu et donc pas de peuple élu, de terre promise, de livre sacré, nos ennemis n’auront aucun argument pour eux, ni aucune arme contre nous ».

Le « rêve » de Jean Soler de supprimer Dieu est d’un homme des Lumières – d’un athée français qui réduit par trop, à mes yeux, la religion à ses pires aspects. L’extrémisme religieux est certes une peste, mais on a vu ce que fut l’extrémisme révolutionnaire, de la Terreur au Goulag, et la Shoah ne fut pas ordonnée par un Dieu unique. Les livres sacrés sont aussi, dans toutes les traditions, porteurs de sagesse lentement conquise et acquise, de beauté, de bonté et d’espérance.

Dans la pensée des enfants de Gaza, amis, je vous embrasse.

Jls


Jean Soler, La violence du monothéisme. Bernard de Fallois, 476 p.
Images : Port de Gaza, par Pascal Janovjak

Commentaires

franchemant c honteux pour les salles juif de merde k frappe nos freres a gaza mais ca va payé trop trop cher

Écrit par : abderrahim | 09/01/2009

lailahaila ellah mohammed rassoule ellah ca va venir le jour de victoire et je suis sur inchallah vous allez voir les juif de salle verus de terre k existe mais je peut dir k la victoire ca va venir inchallah et dans pas l engtemps

Écrit par : abderrahim | 09/01/2009

J'EN APPELLE AUX JUSTES

Quelles sont ces mères
qui ont élevé leurs fils
à aimer les armes, à aimer les guerres ?

Quelles sont ces femmes
qui ont aidé les hommes
à embrasser une carrière militaire ?

Quelles sont ces épouses
qui ont encouragé leur mari en politique
hissé sur piédestal qui s'écoute parler ?

Ces hommes assoiffés de pouvoir et d'honneur
mais si loin de leur frère de galère
pour devenir hyènes ou faucons
phoques léopards point besoin de talent !

Quels sont ces puissants corrompus
qui s'agitent sous le masque grimaçant
d'un mot qu'ils nomment DIEU
en signes ostentatoires exposent à tous vents
pour justifier leurs actes de sang ?

Qui se souvient de la BARBARIE NAZIE ?
Moi, du haut de mes montagnes, au fond de mes forêts
je n'oublie pas le combat de mon grand père alsacien
soldat allemand malgré lui sur le front russe mutilé
celui de mon père combattant exemplaire
déserteur allemand mais soldat français engagé volontaire
dans les Forces Françaises Libres en cinq années de guerre
au côté des maghrebins et des sénégalais
et celui de ma mère victime de ces bêtes féroces !

Mais qui se souvient de la barbarie nazie ?
Pas les puissants qui la voulaient cette guerre !
Alors vous avez dit la SHOAH ?
Dès lors vous n'avez aucune excuse pour ces crimes abominables,
ces bombes au phosphore, ces expériences militaires aux armes nouvelles
ces exterminations d'hommes, de femmes, de vieillards et d'enfants,
loin de la presse et des caméras, carte blanche, permis de tuer !
DIEU, VOTRE DIEU vous l'a-t-il ainsi ordonné ?
Les populations civiles seront-elles encore et toujours "les dommages collatéraux"?

Pensez, songez un instant à la lutte héroïque du peuple tibétain
sous le joug et sous le crime infâme,
sous l'occupation chinoise de 55 années
où il se bat SANS ARMES pour la reconnaissance de ses Droits absolus
une cause juste ne peut pas être perdue !

Quand vous chiens féroces osez dans la fureur de vos armes nouvelles
anéantir un peuple qui se bat pour ses Droits élémentaires
vous marquez, hélas, vos âmes à jamais du sceau de l'infâmie, du sceau de l'enfer
Vous poignée de MISERABLES sanguinaires
vous contraignez, dans votre rage,
vos peuples qui le refusent, chair à canon éprise de paix,
sur le champ de bataille,
avec la bouche pleine, empreinte exquise de ce nom DEMOCRATIE
quand vous plongez vos mains dans le sang rouge de vos frères !
Mais qui pourra vous arrêter ?
La honte ? Une tempête, un cyclône ?
Ou la colère des Justes ?

Alors que tous les Justes de ce monde se lèvent
se mettent en marche et brandissent l'étendard arc-en-ciel de la PAIX
qu'ils renversent les despotes, les tyrans sur leur trône,
qu'ils bouleversent ce monde
et chassent sans pitié les fauteurs de guerre
de l'ordre injuste du fric roi
pour remettre enfin ce monde à l'endroit
pour le bien du plus grand nombre !

Peuples des Justes ne vous laissez pas entraîner vers la guerre !
Mobilisez-vous ! Manifestez-vous !

écrit le 13 janvier 2009,
Dana LANG, livret de prose sixième "Ma vision du Monde : La voix des Fous"

Écrit par : DANA LANG | 16/01/2009

CES ENFANTS QUE L’ON ASSASSINE



Je ne peux plus dormir, là-bas, là-bas ce sont des enfants que l’on assassine



Gaza, tel le ghetto de Varsovie, affamée et sans eau, terrorisée, assaillie, pilonnée

Dans une bande de quelques kilomètres carrés, ils sont des milliers à se terrer, ce sont les enfants que l’on assassine

Quels sont ces êtres qui se disent « hommes » et qui enferment une population entière derrière les murs de la honte d’un minuscule territoire pour mieux les massacrés ?

Gaza, sous un déluge de feu et de flammes, dans les cris épouvantés de ses enfants que l’on assassine

Quels sont ces êtres qui se disent « hommes » et qui sans témoins massacrent sans pitié ?

Gaza résiste face à l’occupant qui le chasse sans répit dans le sang de ses enfants que l’on assassine

Quels sont ces êtres qui se disent « hommes civilisés » rien d’autres que de mauvais politiques et des militaires fous soutenus par de grandes puissances qui se donnent les meilleurs prétextes et se dotent de propagandes efficaces pour mieux anéantir des civils, vieillards, hommes, femmes et enfants, et çà, permettez, ce n’est pas la guerre, cela c’est une épuration ethnique !

A Gaza, entendez-vous les cris des êtres déchiquetés, broyés, blessés, brûlés, ce sont toujours les cris des enfants que l’on assassine

A Gaza, ce n’est pas la guerre quand une pluie de tirs de chars, de tirs de bateaux par la mer, de largages de bombes, d’armes américaines nouvelles, tombent chaque jour par centaines sur les hôpitaux, les bâtiments de l’ONU, les réserves de médicaments et de farine,

Gaza affamée, sans eau, enfermée dans ses murs, sans pouvoir passer, fuir ? Mais où aller ?

Quels sont ces êtres qui se disent « hommes » et qui refusent obstinément tous passages aux médecins, aux secours des agonisants et des blessés ?

A Gaza, comme en Irak, comme au Tibet tant que le monde croira aveuglément les agresseurs, ce sont les enfants que l’on assassine

Quels sont ces êtres de sang froid qui se disent « hommes » et qui reste insensibles à la mort inéluctable des palestiniens martyrisés ?

A Gaza, les terroristes ce ne sont pas eux mais ceux qui tuent telles des bêtes féroces implacables, sans pitié, loin de tous témoins, loin des caméras car là ce sont bien des enfants que l’on assassine

Quels sont ces êtres qui se disent « hommes de paix » et qui se font passer pour des victimes à longueur de temps quand les terroristes ce sont eux qui refusent la paix car ils ne souhaitent que la guerre,

En d’autres temps aussi, ici en France les résistants étaient appelés terroristes, ce mot arrange bien les puissants, les fauteurs de guerre car tranquilles, en toute impunité ce sont les enfants qu’ils assassinent

Il faudra bien qu’une voix s’élève pour dénoncer ces criminels de guerre et les traduire en justice pour « crime contre l’humanité »

Il faudra bien ne pas croire les mots des lâches qui clameront que ce n’était pas vrai, qu’ils n’étaient pas responsables, quand se sont les enfants que l’on assassine

Mais à Gaza, entendez-vous le râle des enfants qui meurent, à Gaza les palestiniens de la Palestine sont morts exterminés !

Quels sont ces « hommes de démocratie » qui crient victoire car enfin la terre de la Palestine est débarrassée de ses palestiniens car enfin cette terre leur appartient ?

Mais une voix, des voix doivent s’élever contre ces monstres, contre ce crime de l’humanité, quand dans notre grande naïveté, nous croyons tous que cela ne peut plus exister, que cela est banni de l’Humanité, ouvrons les yeux sur ces crimes à notre porte !

Quels sont ces hommes qui parlent de la SHOAH et en qui en ont perdu jusqu’au souvenir jusqu’à devenir eux-mêmes d’ignobles « barbares » ?

A Gaza, dans la paix des morts, les assaillants danseront et chanteront mais ils devront un jour ou l’autre payer la note de leurs crimes, traduits en justice comme les nazis qu’ils sont car c’est toujours, toujours les enfants que l’on assassine !!!



Le 16 janvier 2009,

Dana LANG, livret de prose sixième « Ma vision du monde, la Voix des Fous » (Droits réservés)

Écrit par : DANA LANG | 16/01/2009

CES ENFANTS QUE L’ON ASSASSINE



Je ne peux plus dormir, là-bas, là-bas ce sont des enfants que l’on assassine



Gaza, tel le ghetto de Varsovie, affamée et sans eau, terrorisée, assaillie, pilonnée

Dans une bande de quelques kilomètres carrés, ils sont des milliers à se terrer, ce sont les enfants que l’on assassine

Quels sont ces êtres qui se disent « hommes » et qui enferment une population entière derrière les murs de la honte d’un minuscule territoire pour mieux les massacrés ?

Gaza, sous un déluge de feu et de flammes, dans les cris épouvantés de ses enfants que l’on assassine

Quels sont ces êtres qui se disent « hommes » et qui sans témoins massacrent sans pitié ?

Gaza résiste face à l’occupant qui le chasse sans répit dans le sang de ses enfants que l’on assassine

Quels sont ces êtres qui se disent « hommes civilisés » rien d’autres que de mauvais politiques et des militaires fous soutenus par de grandes puissances qui se donnent les meilleurs prétextes et se dotent de propagandes efficaces pour mieux anéantir des civils, vieillards, hommes, femmes et enfants, et çà, permettez, ce n’est pas la guerre, cela c’est une épuration ethnique !

A Gaza, entendez-vous les cris des êtres déchiquetés, broyés, blessés, brûlés, ce sont toujours les cris des enfants que l’on assassine

A Gaza, ce n’est pas la guerre quand une pluie de tirs de chars, de tirs de bateaux par la mer, de largages de bombes, d’armes américaines nouvelles, tombent chaque jour par centaines sur les hôpitaux, les bâtiments de l’ONU, les réserves de médicaments et de farine,

Gaza affamée, sans eau, enfermée dans ses murs, sans pouvoir passer, fuir ? Mais où aller ?

Quels sont ces êtres qui se disent « hommes » et qui refusent obstinément tous passages aux médecins, aux secours des agonisants et des blessés ?

A Gaza, comme en Irak, comme au Tibet tant que le monde croira aveuglément les agresseurs, ce sont les enfants que l’on assassine

Quels sont ces êtres de sang froid qui se disent « hommes » et qui reste insensibles à la mort inéluctable des palestiniens martyrisés ?

A Gaza, les terroristes ce ne sont pas eux mais ceux qui tuent telles des bêtes féroces implacables, sans pitié, loin de tous témoins, loin des caméras car là ce sont bien des enfants que l’on assassine

Quels sont ces êtres qui se disent « hommes de paix » et qui se font passer pour des victimes à longueur de temps quand les terroristes ce sont eux qui refusent la paix car ils ne souhaitent que la guerre,

En d’autres temps aussi, ici en France les résistants étaient appelés terroristes, ce mot arrange bien les puissants, les fauteurs de guerre car tranquilles, en toute impunité ce sont les enfants qu’ils assassinent

Il faudra bien qu’une voix s’élève pour dénoncer ces criminels de guerre et les traduire en justice pour « crime contre l’humanité »

Il faudra bien ne pas croire les mots des lâches qui clameront que ce n’était pas vrai, qu’ils n’étaient pas responsables, quand se sont les enfants que l’on assassine

Mais à Gaza, entendez-vous le râle des enfants qui meurent, à Gaza les palestiniens de la Palestine sont morts exterminés !

Quels sont ces « hommes de démocratie » qui crient victoire car enfin la terre de la Palestine est débarrassée de ses palestiniens car enfin cette terre leur appartient ?

Mais une voix, des voix doivent s’élever contre ces monstres, contre ce crime de l’humanité, quand dans notre grande naïveté, nous croyons tous que cela ne peut plus exister, que cela est banni de l’Humanité, ouvrons les yeux sur ces crimes à notre porte !

Quels sont ces hommes qui parlent de la SHOAH et en qui en ont perdu jusqu’au souvenir jusqu’à devenir eux-mêmes d’ignobles « barbares » ?

A Gaza, dans la paix des morts, les assaillants danseront et chanteront mais ils devront un jour ou l’autre payer la note de leurs crimes, traduits en justice comme les nazis qu’ils sont car c’est toujours, toujours les enfants que l’on assassine !!!



Le 16 janvier 2009,

Dana LANG, livret de prose sixième « Ma vision du monde, la Voix des Fous »

Écrit par : DANA LANG | 16/01/2009

Enfants de Gaza

Ils étaient nombreux, les enfants de Gaza,
Ils jouaient heureux les enfants de Gaza,
Ils avaient confiance, enfants de Gaza,
Dans l’humanité, enfants de Gaza,
Avec un peu de chance, enfants de Gaza,
Ils seraient épargnés, enfants de Gaza,
Au nom de la loi, enfants de Gaza,
Au nom de l’équité, enfants de Gaza,
Mais subitement, enfants de Gaza,
Un avion passa, enfants de Gaza,
Il y eut de la pluie, enfants de Gaza,
Des gouttes de phosphore, enfants de Gaza,
Brulant jusqu’à la mort, enfants de Gaza,
Et le jeu cessa, enfants de Gaza,
Et les oiseaux se turent, enfants de Gaza,
Pour laisser passer, enfants de Gaza,
Le spectre de la mort, enfants de Gaza,
Mais le soleil se leva, enfants de Gaza,
Une fois encore, enfants de Gaza,
Et les oiseaux reprirent, enfants de Gaza,
Leur chant tristounet, enfants de Gaza,
Et guettent le tour, enfants de Gaza,
Des tueurs d’enfants de Gaza et Treblinka.

Lihidheb mohsen
Eco artiste Zarzis 16.01.09

Écrit par : Lihidheb mohsen | 06/02/2009

Gaza, plus jamais ça

J’ai peur, j’ai peur, je le sens,
Dans mes tripes, dans mon sang,
Dans mon esprit, un frisson,
De désarroi, des tourments.

J’ai peur pour touts les enfants,
Les innocents, petits et grands,
Arméniens, romains, afghans,
Africains noirs, Africains blancs.

J’ai peur de la folie du Juif,
Du taliban trop impulsif,
Des théocrates inquisiteurs,
Des technocrates fusilleurs.

J’ai peur des foules hystériques,
Des décideurs froids et cyniques,
Des arguments confectionnés,
Dans les églises et les mosquées.

J’ai peur des lavages de cerveaux,
Par les écoles et les journaux,
Quand seule la haine prévaut
Et l’homme devient un robot.

Y a-t-il une chance pour s’en sortir,
Désamorcer, déconstruire,
Cette terrible violence
En perpétuelle croissance.

Par convertir toute religion,
Et transformer les politiques,
En amour, paix et passion,
Pour Dieu, le juste et l’unique !!

Lihidheb mohsen Eco artiste
Zarzis Tunisie 08.02.09

Écrit par : Lihidheb mohsen | 09/02/2009

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