07/08/2008

Face de bouc

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Chronophagie via FaceBook. Sur les pannes de blogs estivales selon François Bon

 

Dialogue schizo (3)

Moi l’autre : - Et qu’est-ce que t’as contre François Bon ?

Moi l’un :          - J’ai qu’il me chronocroque.

Moi l’autre :       - Comment ça ?

Moi l’un :          - Déjà qu’après le Passouline je me suis enferré dans ce blog 24Heures sur 24 au point de me contraindre à faire mes papiers pour 24Heures à la 25e. Et maintenant face de bouc !

Moi l’autre :       - Face de quoi ?

Moi l’un : FaceBook ça s’appelle. Le sommet de la montre ! Le miam-miam universel de l’ami-ami. Des gens qui se pointent genre Hamlet à l’écran et qui te demandent comme ça : veux-tu être ou ne pas être avec moi et mon club. Plus on sera d’Yorick plus ça craindra. Tu vois ça ?

Moi l’autre : - C’est comme Mythique pour les ados ?

Bon2.gifMoi l’un : - Meetic ça s’écrit. Disons que ça se veut un cran au-dessus. Pour beaucoup ça se chantera J’ai des relations mondaines… A qui aura le plus d’amis. Et devine combien le Bon en aligne ?

Moi l’autre : - Au moins une centaine, Bon comme il est…

Moi l’un : - Tu rêves : près de mille.

Moi l’autre : Ah oui, c’est comme les Américains. Vous avez combien d’amis ? Près de mille. Bon. Et l’amitié c’est quoi ?

Moi l’un : - C’est là que ça devient compliqué. C’est comme le furet : ça court ça court et ça prend un temps fou pour la trouver…

Moi l’autre : - Et t’es devenu l’ami de François Bon ?

Moi l’un : - C’est ce qui est marqué sur Face de bouc, comme il l’appelle. Mais je ne l’ai vu qu’une fois, de loin. Grand moment d’ailleurs. Il disait Rabelais à Besançon, aux Petite fugues.

Moi l’autre : - Et ses livres ?

Moi l’un :          - Je les ai découverts tard, et seulement quelqu’uns, dès Sortie d’usine. J’ai toujours respecté, mais sans en écrire une ligne, me semble-t-il, durant des années. Comme de Richard Millet que je respectais aussi, dans un ton très différent. Ou pareil qu’Hubert Haddad.  Aussi, je trouvais que Bon manquait un peu de corps et de rondeur. Je le trouvais si sérieux, aussi, ce garçon. Si littéraire. Si parfaitement maîtrisé. J’eusse aimé qu’il se prît les pieds dans le tapis.  Et puis je l’ai vu bonifier, si j’ose dire : j’ai raffolé de Tumulte.  Faut dire que j’avais commencé à bloguer et que Tumulte vit cela à sa façon : l’écriture immédiate et synchrone, l’abeille élecronique à multidons d’ubiquité. Et puis Rabelais. Et, bien entendu, son fantastique travail d’accoucheur et de passeur  sur www.remue.net. et sur www.tierslivre.net. Bref et sans lui cirer les pompes : THE François Bon, qui écrivait tout à l’heure que les blogs se vident de leurs lecteurs, en été, comme  rues de Dijon ou de Payerne, et que c’en est une pitié… Aïe mais c’est déjà neuf heures et j’ai encore deux pages de mon manus à recopier. Allez, il me lâche les baskettes, Face de bouc ?

Moi l’autre : - Et c’est quoi, l’adresse de ton Face de bouc ?

Moi l’un : - quoi, tu vas pas me dire que ça t’intéresse, toi !

Moi l’autre : -  Mais pas du tout du tout, c’est juste pour nos amis:www.facebook.com.

 

 

 

02:14 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

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